Tenue du pilote de SSV : veste, pantalon, bottes selon la saison
Veste et pantalon imperméables, combinaison de pluie, bottes, gants d’hiver, sous-vêtements, gilet : bien habiller pilote et passagers de SSV à chaque saison.
L’essentiel
- Raisonnez en trois couches : sous-vêtement technique qui évacue, couche isolante qui garde la chaleur, veste et pantalon qui coupent vent et pluie.
- Une membrane imperméable ne sert à rien sans coutures étanchées : vérifiez-les avant de comparer les chiffres de colonne d’eau.
- Des chaussures montantes, imperméables, renforcées aux malléoles, à semelle crantée mais assez souple pour doser les pédales.
- Un gilet fluorescent certifié EN ISO 20471 sert sur la route comme en battue, où il est obligatoire pour chaque participant d’une chasse collective au grand gibier.
- Lavez les membranes sans adoucissant et réactivez le déperlant : c’est ce qui leur garde leur respirabilité.
Notre sélection
Lire le guide d’achat ↓Chaque produit a sa fiche détaillée (caractéristiques à vérifier, montage, entretien, alternatives) : cliquez sur son nom, ou parcourez tout le catalogue.
Veste imperméable et respirante à coutures étanchées
La couche de protection qui coupe le vent relatif, la pluie et les projections de boue. Une membrane respirante laisse sortir la transpiration quand vous marchez, là où un simple ciré vous fait rentrer trempé de l’intérieur.
- Membrane imperméable et respirante, coutures étanchées
- Capuche amovible ou roulée dans le col
- Poignets réglables et bas de veste resserrable
- Poches poitrine accessibles malgré la ceinture
À vérifier : Essayez-la sur votre couche isolante, bras tendus vers le volant : le dos doit rester couvert en position assise.
Lire la fiche complète →Pantalon imperméable respirant à zips latéraux
Il protège les jambes et l’assise, la zone la plus exposée à l’eau quand on reste longtemps assis dans un SSV ouvert. Les zips latéraux permettent de l’enfiler par-dessus la tenue sans retirer ses chaussures.
- Zips latéraux jusqu’au genou ou sur toute la hauteur
- Renforts à l’assise et aux genoux
- Taille réglable et dos montant
- Bas assez large pour passer par-dessus la tige des chaussures
À vérifier : Portez-le toujours par-dessus la tige des chaussures, jamais rentré dedans, sinon l’eau ruisselle directement à l’intérieur.
Lire la fiche complète →Combinaison de pluie une pièce à enfiler sur la tenue
La solution économique pour rester au sec lors d’une averse ou équiper un passager occasionnel. Sans jonction à la taille, elle ne laisse pas passer l’eau au niveau des reins, et elle se roule dans un sac quand il fait beau.
- Une seule pièce, sans infiltration à la taille
- Grand zip frontal et soufflets aux chevilles
- Tissu enduit étanche, léger et compact une fois roulé
- S’enfile en une minute sur les vêtements du jour
À vérifier : Elle respire peu : choisissez-la assez ample pour passer sur votre tenue et ouvrez-la dès que vous marchez pour limiter la condensation.
Lire la fiche complète →Bottes moto de type adventure, imperméables et renforcées aux malléoles
Le compromis entre la protection d’une botte de moto et le confort de marche nécessaire hors du SSV, pour reconnaître un passage, dérouler un treuil ou traverser la boue. Moins rigides qu’une botte de cross, elles laissent doser les pédales.
- Tige montante avec renfort des malléoles
- Membrane imperméable et semelle crantée
- Fermeture par boucles ou patte agrippante
- Certification EN 13634 sur de nombreux modèles
À vérifier : Essayez-les en fin de journée avec vos chaussettes de sortie et mimez l’appui sur une pédale : la cheville doit pouvoir fléchir.
Lire la fiche complète →Gants d’hiver imperméables à membrane et isolation fine
Quand le thermomètre descend, les gants fins de cross ne suffisent plus. Un gant d’hiver à membrane garde les mains au chaud et au sec sans perdre le toucher du volant, indispensable pour doser l’accélérateur.
- Membrane imperméable et respirante
- Isolation assez fine pour sentir le volant
- Manchette longue qui recouvre la manche de la veste
- Serrage au poignet
À vérifier : Sur la route, en SSV homologué quadricycle sans portières, des gants certifiés EN 13594 sont exigés : vérifiez l’étiquette.
Lire la fiche complète →Ensemble de sous-vêtements techniques thermiques, haut et bas
La première des trois couches, contre la peau : elle évacue la transpiration pour ne pas avoir froid à l’arrêt. Synthétique pour sécher vite à petit prix, laine mérinos pour rester chaud même humide et limiter les odeurs.
- Haut à manches longues et col montant, collant long
- Fibres synthétiques ou laine mérinos, jamais de coton
- Coupe près du corps, coutures plates
- Se porte de l’automne au printemps sous toute tenue
À vérifier : Choisissez-le ajusté sans être compressif : trop ample, il n’évacue plus la transpiration.
Lire la fiche complète →Gilet haute visibilité orange certifié EN ISO 20471
À garder à portée de main pour signaler un SSV immobilisé sur la route, et utile en battue, où un gilet fluorescent est obligatoire pour chaque participant d’une chasse collective au grand gibier. Son tissu fluorescent se voit de jour, ses bandes rétroréfléchissantes la nuit.
- Certification EN ISO 20471 et marquage CE
- Tissu orange fluorescent et bandes rétroréfléchissantes
- Taille ample pour passer sur une veste d’hiver
- Se range plié dans un sac étanche fixé au SSV
À vérifier : À la chasse, les modalités de port dépendent des textes en vigueur et du schéma départemental : renseignez-vous auprès de votre fédération.
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Sous l’averse d’octobre, par un matin de gel ou en plein été dans la poussière, un SSV ouvert expose ses occupants à tout ce que le ciel et le chemin projettent. Le casque et le masque protègent la tête ; le reste de la tenue décide si vous finissez la journée au sec, au chaud et sans ampoule. Voici comment superposer les couches, lire l’étiquette d’une veste imperméable, choisir des chaussures qui tiennent la cheville et entretenir ces vêtements pour qu’ils durent.
Trois couches plutôt qu’un gros blouson
Casque, masque et gants fins ont leur propre guide d’achat, casque, lunettes et gants, et notre dossier sur l’équipement du pilote de SSV explique le rôle de chaque pièce. Ici, on parle vêtements.
En SSV, on transpire en maniant la pelle, puis on reste assis, immobile, exposé au vent relatif. Un gros blouson gère mal ces allers-retours : trop chaud à l’effort, il garde l’humidité et vous glace au départ suivant. Le principe des trois couches, emprunté à la montagne, fonctionne mieux :
- la première couche, contre la peau, évacue la transpiration ;
- la deuxième couche isole (polaire, veste à garnissage synthétique, pull en laine) et s’ajoute ou se retire selon la température ;
- la troisième couche protège du vent, de la pluie et de la boue : veste et pantalon imperméables, ou combinaison de pluie.
Le vent relatif est le piège classique. Sans pare-brise, rouler à 40 km/h par 0 °C revient, selon l’indice de refroidissement éolien utilisé par les services météorologiques, à ressentir environ 7 °C sous zéro sur la peau exposée.
Pour la première couche, bannissez le coton, qui garde la transpiration et vous refroidit à l’arrêt. Le synthétique sèche vite et coûte peu, mais garde les odeurs. La laine mérinos reste chaude même un peu humide et sent moins, pour un prix plus élevé. Portez ces sous-vêtements près du corps : trop amples, ils n’évacuent plus rien.
| Saison | Près du corps | Couche isolante | Protection | Pieds et mains |
|---|---|---|---|---|
| Été sec | Maillot respirant à manches longues | Aucune | Pantalon léger et résistant | Chaussures montantes aérées, gants fins |
| Mi-saison | Sous-vêtement technique léger | Polaire fine | Veste coupe-vent | Chaussures montantes, gants fins |
| Pluie et boue | Sous-vêtement technique | Selon la température | Veste et pantalon imperméables, ou combinaison | Chaussures imperméables, gants de rechange |
| Hiver | Sous-vêtement thermique | Polaire épaisse ou doudoune synthétique | Veste et pantalon imperméables | Gants d’hiver, cagoule sous le casque |
Veste et pantalon imperméables respirants
C’est l’achat principal. Vestes outdoor de randonnée, vestes de moto tout-terrain et vêtements de travail peuvent tous convenir : les détails font la différence.
Ce que disent vraiment les chiffres
L’imperméabilité se mesure en colonne d’eau, en millimètres : une valeur de 10 000 mm ou plus constitue un repère courant pour une pluie durable, d’autant que la ceinture et le siège compriment le tissu. La respirabilité s’exprime par un indice RET (plus il est bas, mieux c’est) ou en grammes de vapeur par mètre carré et par 24 heures (plus il est élevé, mieux c’est). Les méthodes de mesure varient selon les fabricants : comparez avec prudence.
Plus décisif encore : les coutures étanchées, recouvertes à l’intérieur d’une bande thermocollée. Sans elles, l’eau passe à chaque point de piqûre. Côté vêtements de travail, la norme européenne EN 343 de protection contre la pluie affiche des classes d’imperméabilité et de respirabilité faciles à comparer.
Une coupe pensée pour la position assise
Essayez la veste sur votre couche isolante, bras tendus vers un volant imaginaire : le dos doit rester couvert et les manches ne pas découvrir les poignets. Cherchez une capuche amovible ou roulée dans le col (elle ne passe pas sous le casque et claque au vent), des poignets à patte agrippante, un bas resserrable, des poches poitrine accessibles malgré la ceinture et des aérations sous les bras pour les moments où vous marchez.
Côté pantalon, les zips latéraux jusqu’au genou ou sur toute la hauteur permettent de l’enfiler sans retirer ses chaussures. Ajoutez des renforts à l’assise et aux genoux, un dos montant et un bas assez large pour passer par-dessus la tige.
La combinaison de pluie, solution économique
La combinaison une pièce s’enfile en une minute par-dessus la tenue du jour. Sans jonction à la taille, elle ne laisse pas entrer l’eau au niveau des reins après une longue averse en position assise. Elle coûte peu, se roule dans un sac et dépanne un passager occasionnel. Son défaut : la plupart des modèles, en tissu enduit, respirent peu, et la condensation s’installe dès que vous marchez. C’est une excellente tenue de secours, moins une tenue de tous les jours.
Bottes ou chaussures montantes : tige, semelle, malléoles
Au volant, les pieds travaillent peu ; dehors, il faut marcher dans les cailloux, la boue, les fossés. La bonne chaussure fait les deux :
- une tige au-dessus des malléoles, renforcée à cet endroit exposé aux chocs ;
- une semelle crantée, assez rigide pour protéger le pied, pas au point d’empêcher de sentir l’accélérateur ;
- une membrane imperméable et un soufflet derrière la languette ;
- des boucles ou une patte agrippante, qui ne s’accrochent pas dans les broussailles comme des lacets.
Les bottes de moto de type adventure, imperméables et renforcées sans la rigidité d’une botte de cross, forment un bon compromis. Une certification EN 13634, la norme des chaussures de protection pour motocyclistes, garantit une résistance testée à l’abrasion, à la coupure et à l’écrasement latéral. De bonnes chaussures de randonnée montantes conviennent aussi pour la balade. Les bottes en caoutchouc, pratiques au pas dans une cour de ferme, tiennent mal la cheville et deviennent glaciales sans doublure néoprène. Au travail, l’employeur peut imposer des chaussures de sécurité EN ISO 20345 : prenez-les montantes.
Essayez-les en fin de journée, avec vos chaussettes de sortie, et mimez l’appui sur une pédale : si la cheville ne plie pas, le dosage sera pénible.
Gants d’hiver : garder des doigts qui répondent
Par temps froid, les gants fins de cross ne suffisent plus, et des doigts engourdis dosent mal l’accélérateur. Un bon gant d’hiver associe une membrane imperméable, une isolation assez fine pour garder le toucher du volant et une manchette longue qui recouvre la manche de la veste. Gardez une paire sèche en réserve : un gant mouillé ne se réchauffe plus. Les gants chauffants à batterie existent, plus chers, avec une autonomie qui dépend du niveau de chauffe. Sur la route, en SSV homologué quadricycle sans portières, des gants certifiés EN 13594 sont exigés : vérifiez l’étiquette.
Poussière et boue : ce qui marche vraiment
La poussière entre partout où le vêtement bâille. Contre elle, la fermeture compte plus que l’épaisseur : col ajusté avec un tour de cou, poignets serrés, bas de pantalon refermé sur la chaussure, poches à glissière. L’été, un maillot de tout-terrain à manches longues, ventilé et clair, protège du soleil et des branches sans étouffer.
La boue obéit à d’autres règles :
- les tissus lisses et enduits laissent glisser la boue et se rincent facilement, là où une polaire portée en surface s’imprègne et met des heures à sécher ;
- le pantalon par-dessus la tige, toujours : rentré dans la chaussure, il y conduit l’eau qui ruisselle ;
- des couleurs sombres ou neutres, qui supportent les taches ;
- un sac étanche de rechange avec chaussettes, sous-vêtement et gants secs.
Avant de descendre sonder un gué, relisez notre article sur la boue et les gués.
Chasse, travail, enfants : les cas particuliers
Le gilet haute visibilité
Sur la route, le gilet de haute visibilité doit être à portée de main du conducteur, selon des règles qui varient avec la catégorie du SSV, détaillées dans notre article sur les équipements obligatoires en SSV. Choisissez un modèle certifié EN ISO 20471, marqué CE : tissu fluorescent visible de jour, bandes rétroréfléchissantes visibles la nuit. La norme admet plusieurs couleurs fluorescentes, dont le jaune et l’orange. Prenez-le assez grand pour l’enfiler sur la veste d’hiver.
En chasse collective au grand gibier, l’arrêté du 5 octobre 2020 impose à chaque participant, armé ou non, de porter un gilet fluorescent de manière visible et permanente ; il peut être intégré à un vêtement de couleur vive, et l’orange, très répandu, n’est pas imposé par ce texte. Le schéma départemental de gestion cynégétique peut ajouter ses propres règles : renseignez-vous auprès de votre fédération. Un gilet fluorescent certifié rend donc service sur la route comme à la chasse ; notre guide SSV et chasse complète l’équipement des battues.
Habiller un enfant passager
Un enfant ne monte que s’il remplit les critères du manuel du SSV, rappelés dans notre article sur la sécurité des enfants passagers. Immobile, il se refroidit plus vite que le pilote : trois couches, combinaison de pluie ou ensemble imperméable à sa taille, chaussures montantes et gants chauds qu’il sait enfiler seul. N’achetez pas deux tailles au-dessus : des manches qui couvrent les mains gênent ses gestes et le placement de la ceinture. Demandez-lui régulièrement s’il a froid, et emportez une tenue de rechange.
Entretenir les membranes pour qu’elles durent
Négligée, une veste à membrane perd sa respirabilité bien avant d’être usée. Suivez l’étiquette, et retenez ces principes :
- Laissez sécher la boue, brossez-la, rincez à l’eau claire. Jamais de nettoyeur haute pression.
- Lavez fermetures fermées, à basse température, avec une lessive liquide douce ou un produit pour textiles techniques, sans adoucissant ni javel.
- Rincez abondamment pour ne laisser aucun résidu.
- Réactivez le déperlant par la chaleur si l’étiquette l’autorise : sèche-linge à basse température, ou fer doux sans vapeur avec un linge intercalé.
- Réimperméabilisez quand l’eau ne perle plus, avec un produit compatible avec les membranes.
Faites sécher bottes et gants loin d’un radiateur, qui durcit le cuir et peut décoller les membranes ; du papier journal glissé à l’intérieur absorbe l’humidité.
Notre conseil pour composer sa tenue
En partant de zéro, achetez dans cet ordre : chaussures montantes, veste imperméable, sous-vêtement technique, puis pantalon ou combinaison, gants d’hiver et gilet. Les budgets des pièces de notre sélection ci-dessus sont des ordres de grandeur constatés, qui varient selon les marques, les matières et les périodes.
| Pièce | Budget indicatif | Critère décisif |
|---|---|---|
| Veste imperméable | 60 à 250 € | Coutures étanchées, coupe assise |
| Pantalon imperméable | 40 à 150 € | Zips latéraux, renforts |
| Combinaison de pluie | 30 à 100 € | Passe sur la tenue |
| Bottes ou chaussures montantes | 80 à 350 € | Cheville tenue, pédales dosables |
| Gants d’hiver | 30 à 100 € | Membrane, toucher du volant |
| Sous-vêtements techniques | 25 à 150 € l’ensemble | Matière, ajustement |
| Gilet haute visibilité | 5 à 20 € | EN ISO 20471 |
Essayez chaque pièce avec les autres : veste sur la polaire, pantalon sur les chaussures, gants sur les manches. Et avant la première sortie par grand froid, lisez notre guide pour rouler en SSV l’hiver.
Questions fréquentes
Faut-il des vêtements de moto pour rouler en SSV ?
Pas nécessairement. Assis et attaché dans une cage, vous n’êtes pas exposé à la glissade sur le bitume comme un motard, et des vêtements outdoor imperméables et respirants conviennent bien à la balade. Les vêtements de moto tout-terrain gardent des atouts : coupe prévue pour la position de conduite, renforts, poches accessibles et bottes pensées pour les pédales.
Combinaison de pluie ou veste et pantalon : que choisir ?
La combinaison une pièce est étanche à la taille, économique et vite enfilée par-dessus vos vêtements, mais elle respire souvent peu et devient chaude dès que l’on marche. L’ensemble veste et pantalon à membrane respire mieux et chaque pièce se porte séparément. Pour quelques sorties humides par an, la combinaison suffit ; pour rouler souvent sous la pluie, l’ensemble est plus confortable.
Quelles chaussures porter pour conduire un SSV ?
Des chaussures montantes qui tiennent la cheville, avec une semelle crantée et une tige qui protège les malléoles. Des bottes de moto de type adventure ou de bonnes chaussures de randonnée montantes font un bon compromis entre protection, dosage des pédales et marche. Les bottes de cross, très rigides, conviennent mal au dosage fin de l’accélérateur.
Comment laver une veste à membrane imperméable ?
Suivez l’étiquette : en général, lavage en machine à basse température avec une lessive liquide douce, sans adoucissant ni javel, puis rinçage soigné. Laissez d’abord sécher la boue et brossez-la. Si l’étiquette l’autorise, un passage au sèche-linge à basse température réactive le traitement déperlant ; quand l’eau ne perle plus, appliquez un réimperméabilisant.